Pourquoi cette page …
Beaucoup de choses à dire, d’humanité à défendre, des réactions à l’actu, des coups de gueule, des infos …
Sur le Lot, bien sûr, mais aussi sur le monde…
“Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est,pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.”
Voilà l’objet de ce blog…
La chasse à l’enfant continue

Il y a eu l’irruption de la police et de leurs chiens dans un collège du Gers l’automne dernier, les fouilles au corps de nos enfants au sein même de leur école, leur fichage dès l’âge de trois ans… Les enfants sont devenus dangereux… Et cette semaine, il y eu ceci :
Mardi après-midi, six policiers sont arrivés devant l’école élémentaire Louis-Aragon, à Floirac, en Gironde
A l’heure de la sortie des classes, les policiers ont interpellé deux enfants âgés de 6 et 10 ans, à la suite de la dénonciation d’une autre mère d’élève, qui avait cru reconnaître le vélo volé d’un de ses enfants.
Cette dame a d’abord demandé au directeur de l’école de confisquer le vélo, ce qu’il a refusé de faire, et a finalement déposé plainte.
Les deux jeunes enfants ont donc été emmenés manu militari au commissariat de Cenon, où leurs mères les ont rejoints un peu plus tard, afin d’établir leur identité et de procéder à leur audition. L’interrogatoire de ces dangereux voleurs a duré deux heures. Un entretien à l’issue duquel les deux garçonnets ont d’ailleurs été innocentés. Car la mère de l’un des enfants a fourni une attestation sur l’honneur signée de la personne qui le lui avait offert …
« Je suis choquée qu’ils viennent chercher des gamins à la sortie de l’école devant tous leurs camarades« , a témoigné Aïcha Ouachin, la maman de l’un des enfants, qui aurait préféré que la police « aille voir le directeur, qu’ils demandent les coordonnées du gamin et qu’ils viennent à la maison ou qu’ils nous convoquent« .
Au total, deux équipages et six agents de police ont été mobilisés pour emmener au commissariat les garçonnets, la plaignante, ses deux enfants et les bicyclettes.
Eh oui, ces deux enfants, dont la maman s’appelle Aicha, auraient pu être des sans papiers, allez savoir, voire des terroristes en herbe… La France de Sarkozy est décidément un beau pays.

LA CHASSE A L’ENFANT
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Au-dessus de l’île on voit des oiseaux
Tout autour de l’île il y a de l’eau
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Qu’est-ce que c’est que ces hurlements
Bandit ! Voyou ! Voyou ! Chenapan !
C’est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l’enfant
Il avait dit j’en ai assez de la maison de redressement
Et les gardiens à coup de clefs lui avaient brisé les dents
Et puis ils l’avaient laissé étendu sur le ciment
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Maintenant il s’est sauvé
Et comme une bête traquée
Il galope dans la nuit
Et tous galopent après lui
Les gendarmes les touristes les rentiers les artistes
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
C’est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l’enfant
Pourchasser l’enfant, pas besoin de permis
Tous le braves gens s’y sont mis
Qu’est-ce qui nage dans la nuit
Quels sont ces éclairs ces bruits
C’est un enfant qui s’enfuit
On tire sur lui à coups de fusil
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Tous ces messieurs sur le rivage
Sont bredouilles et verts de rage
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Rejoindras-tu le continent rejoindras-tu le continent !
Au-dessus de l’île on voit des oiseaux
Tout autour de l’île il y a de l’eau.
Jacques Prévert
85 % des hôpitaux et cliniques ne pourront plus opérer certains cancers
Après la Poste, le train, les tribunaux, l’école, au tour des hôpitaux …

D’ici mai 2011, 786 hôpitaux et cliniques sur les 920 pratiquant la chirurgie des cancers devraient cesser toute ou partie de leur activité. Oubliés, ces établissements qui opéraient seulement quelques tumeurs malignes chaque année, avec pour conséquence cette redoutable « perte de chance » pour les patients.
Les structures de soins qui n’atteignent pas les seuils minimums d’activité fixés par un décret ainsi que par un arrêté du 29 mars 2007.
Ainsi, 306 hôpitaux et cliniques devraient arrêter la chirurgie des cancers du sein (soit 37 % des établissements qui la pratiquent), 199 la chirurgie cancéreuse digestive (23 % des établissements), 188 les opérations des cancers du poumon et du thorax (63 % des établissements) et 195 hôpitaux et cliniques celles des tumeurs urologiques (31 % des établissements).
Les établissements doivent en effet répondre à de nombreuses conditions en termes d’organisation, de personnel et d’équipement, mais surtout ils doivent réaliser, selon ce fameux arrêté, « une activité minimale annuelle de 30 interventions par an pour la chirurgie des cancers du sein, digestifs, urologiques et thoraciques, et de 20 interventions par an pour la chirurgie des cancers gynécologiques, ORL et maxillo-faciale ».
Bref, être rentables, et tant pis pour le service public, la santé elle aussi, devient une marchandise. On ne dit plus les usagers, mais les « clients »…
La situation dans le Lot :
Pour les cancers digestifs, les centres hospitaliers de Figeac et de Gourdon ne pourront donc plus opérer.
Pour les cancers urologiques, ce sont la clinique du Quercy à Cahors, et celle de Font Redonde à Figeac, qui vont fermer leur service. Rappelons au passage, qu’à Figeac, on ne peut plus accoucher à la maternité, pour les mêmes raisons strictement budgétaires…
Si vous avez un cancer du sein, pas de chance si vous habitez Figeac, car ni le Centre Hospitalier, ni la clinique Font Redonde ne pourront vous soigner…
Dans le Lot, comme ailleurs, c’est sur le dos des patients que le gouvernement fait des « économies », pour pouvoir aider les banquiers, les constructeurs automobiles, les grands patrons…
La liste complète des hôpitaux concernés en France est sur le site du journal Le Point.
La France d’en-bas, elle dit merci qui ?

Merci à Lasserpe
Hadopi … police partout

Voici la liste, non exhaustive, des artistes qui ont signé chez Madame Albanel :
Etienne Daho, Christophe Maé, Kery James, Sinik, Francis Cabrel, Patrick Bruel, Jean-Jacques Goldman, Jenifer, Stanislas, Raphaël, M Pokora, Keren Ann, Thomas Dutronc, Eddy Mitchell, Isabelle Boulay, Maxime Le Forestier, Martin Solveig, Marc Lavoine, Calogero, Gérard Darmon, Pascal Obispo, Jacob Devarrieux, Elie Seimoun, Alain Bashung, Bernard Lavilliers, Rachid Taha, Bob Sinclar, Psy4delarime, Abd Al Malik, Anis, André Manoukian, Charles Aznavour, Alain Souchon, Mademoiselle K, Soprano, Arthur H, BB Brunes, Liane Foly, Emmanuelle Seigner, Ridan, Renan Luce, Zita Swoon, Johnny Hallyday, Empyr, Kenza Farah, Shine, Camaro, Diam’s, Renaud, Romane Cerda, Cali, la Grande Sophie, Françoise Hardy, Dany, Aldebert, Louisy Joseph, Sanseverino, Alain Chamfort, Christophe Mae, William Baldé, Jean Fauque, Claude Lemesle, Didier Lockwood, Agnès Bihl, Bernard Cavanna, Maxime Le Forestier, Gotan Project, Icare, Da Silva, Thomas Dutronc, Bertrand Burgalat, Jean-Patrick Capdevieille, Philippe Lavil, Tété, Daphné, Yves Simon, Arthur H, Stanislas, Jean-Jacques Annaud, Christian Carrion, Jean-Claude Carrière, Alain Corneau, Radu Milhaieanu, William Karel, Wiaz
Et 30 cinéastes:
Jean-Paul Salomé, Alain Corneau, Costa-Gavras, Jeanne Labrune, Jean Marboeuf, Christian Carion, Jean-Jacques Annaud, Bertrand Van Effenterre, Bertrand Tavernier, Dante Desarthe, Patrick Braoudé, Pierre Jolivet, Rachid Bouchareb, Michel Deville, Gérard Krawczyk, Jacques Fansten, Christian Vincent, Pierre Salvadori, Michel Andrieu, Véra Belmont, Bertrand Blier, Claude Lelouch, Patrick Bouchitey, Catherine Breillat, Pascal Thomas, Paul Boujenah, Jean-Loup Hubert, Gérard Jugnot, Philippe Lioret, Radu Mihaileanu, Jean-Jacques Beineix…
Si vous en connaissez d’autres, merci de le signaler !
Certains d’entre aux ne gagnent sûrement pas encore assez, vu le prix des places de certains concerts …
HADOPI, c’est quoi ?
Vous trouverez plein d’infos sur le site de la Quadrature du Net, infos, actus, ici :
Il y a aussi des infos, des trucs et astuces, ici :
http://linuxmanua.blogspot.com/2009/04/10-antidotes-anti-hadopi.html
Ce sont les internautes que notre ministre de la Culture avait appelé très élégamment les « cinq gus dans un garage » … Comme il y a quelques années, aux tout début de l’informatique telle que nous la connaissons, certains « gus » avaient commencé, eux aussi, dans un garage…
Au départ, Hadopi, c’est paraît-il pour protéger les « artistes »…
Alors que c’est surtout pour engraisser les maisons de disques et les majors compagnies du cinéma… La preuve, certains signataires de ce projet ne sont pas des artistes, ils sont simplement des marchands. Qui choisissent de mettre dans leur « catalogue » les artistes qui « marchent », et jettent ceux qui ne sont plus « rentables » …
De l’art considéré comme une simple marchandise…
On a vu d’ailleurs comment les artistes sont considérés en France, avec la casse du statut des intermittents du spectacle…
Le gouvernement utilise l’épouvantail du téléchargement illégal, de la pédophilie, du terrorisme, pour « surveiller et punir ». Il fait des campagnes de pub sur les « dangers d’internet » pour nos chères têtes blondes…
http://www.youtube.com/watch?v=cE6fQwWggVM
Vous remarquerez, en regardant cette vidéo, qu’on s’y adresse vraiment à des décérébrés… Une pub pour des tarés. Tellement ringarde qu’on pourrait croire que c’est une blague. Et ben non.
On veut faire croire au citoyen lambda, qu’internet, c’est les fachos, la pornographie, la violence et la pédophilie…
Et bien, le flicage sera maintenant sur internet, qui était jusqu’à présent un espace de liberté d’expression. Sauf en Chine.
Hadopi, ça va de pair avec les gardes à vues pour délit de faciès, avec Julien Coupat et ses copains embastillés malgré un dossier vide, juste parce qu’ils voulaient vivre autrement, avec la criminalisation des mouvements sociaux, de la solidarité aux sans-papiers, bref, de tout ce qui fait notre humanité, avec la vidéosurveillance partout, la police partout, et la justice nulle part.
Demain, c’est vous qu’on viendra cueillir au petit matin…

Ces français qui soutiennent les bourreaux
Pour faire connaître des noms de ceux qui soutiennent l’armée d’occupation de la Palestine, du sud de la Syrie et du sud du Liban…
Cette armée qui perpétue crimes et actes racistes et de haine contre les peuples arabes, cette armée de voleurs…qui se voit absoute de tous ses actes et violations. En voilà : ils sont chez nous, adulés, honorés, respectés, écoutés….
Ariel Zeitoun, Patrick Braoudé, Daniel Sibony, Ivan Levaï, Marek Halter, Enrico Macias, Alain et Marc Nacash, Richard Berry, Michel Jonasz, Gad Elmaleh, Rika Zaraï, Gérard Miller, Elie Semoun, Daniela Lumbroso, Stephan Shayevitz, Alain Ayache…
Il y a eu récemment les tee shirt de la honte de l’armée israélienne, Tsahal, la bien nommée, l’armée la plus « éthique » du monde …

Les mères arabes doivent savoir que le sort de leur enfant est entre mes mains

Un tir, deux tués

Plus ils sont petits, plus c'est difficile
Eh bien, pendant ce temps là, en France, une association de propagande qui a pour nom “Association pour le Bien être du Soldat Israelien” (ce n’est pas une blague) nous présente son album ” De tout coeur avec les soldats de tsahal”.

Ces personnalités soutiennent donc une armée accusée par toutes les ONG, y compris en Israël, de crimes de guerre et de barbarie, visant des civils, et horreur, « importent le conflit israélo-palestinien en France »…
Alerte enlèvement !!!

Plus de nouvelles des petits Bernard et François …
Personne ne les a revus depuis le 19 mars. Plusieurs semaines sans que Bernard Thibaut et François Chérèque ne donnent de leurs nouvelles. Et c’est leurs camarades de classe qui ont donné l’alerte : “On a manifesté ensemble le 19 mars. On avait promis de se revoir pour organiser autre chose. Les gens étaient très demandeurs. On avait même évoqué une grève générale illimitée, pour déconner. Et depuis pas de nouvelles. Je suis inquiet“. Plusieurs jours sans aucun signe de lutte. Et l’angoisse qui grandit.

Les policiers chargés de l’enquête s’intéressent au contexte familial des deux frères. Les enquêteurs peinent à s’y retrouver dans cette famille recomposée, entre Nicolas Sarkozy, un père autiste et violent, et Laurence Parisot, une mère maniacodépressive. Une mére qui ne cache pas son inquiétude: “Je ne crois pas à la thèse de la fugue. C’étaient des enfants sages, presque trop soumis. Ils m’obéissaient au doigt et à l’oeil. Surtout le petit François. Leur absence est inquiétante“. Le père, quant à lui, perd chaque jour espoir : ” Je ne crois plus à leur retour. Ma famille part en couilles. Déjà les petits frères montrent des signes de rébellion. J’ai de moins en moins d’autorité. Les enquêteurs craignent effectivement une explosion de la cellule familiale, où François et Bernard tenaient apparemment un vrai rôle de soupape face à la tyrannie parentale.
La thèse de la fugue face à une autorité parentale oppressante est-elle si farfelue? Si les parents admettent “avoir mis une bonne correction” aux deux frères après “leurs conneries” du 19 mars et du 29 janvier, les voisins et les amis des deux ados avouent que malgré la brutalité, “Bernard et François entretenaient des liens affectifs fusionnels avec leurs parents” et qu’aucun des deux n’envisageait de “s’émanciper“. Même face aux humiliations quotidiennes (restriction du droit de grève, service minimum, paquet fiscal …), la loyauté des deux garçons ne s’est jamais démentie.
L’enlèvement reste donc la piste la plus plausible. Mais qui et pourquoi? La piste familiale semble privilégiée par les enquêteurs. La mère Laurence Parisot aurait indiqué à la police que ses cousins antillais lui vouaient une certaine jalousie, eux qui connaissent de grandes difficultés avec leurs fils Elie Domota, entre réclamation d’argent de poche et refus des coups.
A ce stade, le silence de Bernard et François reste un mystère.
Les noyés de la Méditerranée

Une chronique d’Olivier DUHAMEL, entendue sur France Culture, le 3 avril 2009 …
Cela s’est passé dimanche dernier. On ne l’a appris que mardi. Dimanche dernier chez nous, en Méditerranée. On a dit qu’ils étaient presque tous Égyptiens, comme pour circonscrire le drame. Ils venaient de partout, du Bangladesh et du Pakistan, de Syrie et d’Égypte, de Somalie et d‘Érythrée, d’Inde et du Nigéria, du Maroc, d’Algérie et de Tunisie, de l’autre côté de la Méditerranée, du côté de la pauvreté. Ils venaient de partout, ils voulaient venir chez nous, les Européens, ils avaient fait la moitié du chemin, celui qui les conduisit en Libye.. Ils ont embarqué à Sidi Belal Janzour, une des plages d’embarquement bien connue pour être un haut lieu du trafic des clandestins. Ils sont montés à quelques centaines sur une embarcation prévue pour quelques dizaines de passagers, sur trois bateaux, apprendra-t-on par la suite.
Le sirocco s’est levé, prévisible sinon prévu, la mer s’est déchaînée, deux embarcations ont coulé, la troisième aurait disparu. On ne sait même pas combien se sont noyés. 230 selon les autorités libyennes, 300 selon l’Organisation internationale des migrations, possiblement 500, selon l’ONG Migreurop.
Ces morts ont été deux fois noyés : noyés dans leur tentative désespérée de quitter la pauvreté et noyés dans l’indifférence des médias comme des politiques, tous par le G obnubilés.
300 morts à nos portes et pas 3 minutes dans les JTdu mardi ! Le plus grand naufrage d’immigrés en Méditerranée et moins de 50 lignes dans Le Figaro. 300 hommes, femmes, enfants noyés et une colonne, mercredi, dans Libé. 300 engloutis et quasiment pas une interpellation politique. Imaginez si c’était un TGV Paris-Méditerranée qui avait déraillé, si c’était une usine chimique qui avait explosé, si c’était une tour de Manhattan qui avait été attaquée : on aurait ouvert les JT de mardi, de mercredi, de jeudi sur le sujet. Le G20 aurait communiqué, tout le monde se serait indigné, et là, rien, plus rien. Pas un reportage pour savoir s’il y a eu 200, ou 300 ou 400 ou 500 morts. Pas un envoyé spécial à Janzour pour faire parler les rares survivants. Pas un débat public sur le bien-fondé ou non des patrouilles italo-libyennes qui vont se mettre en place le mois prochain. Tout sur les paradis fiscaux, rien sur l’enfer des trafiquants de clandestins. Tout ou presque sur la crise au Nord, rien ou presque sur ses ravages au Sud et ses naufrages à l’entre-deux.
Que ne faut-il faire pour empêcher un tel désastre ? Je l’ignore, mais la première chose à faire serait de ne pas le supporter, le passer sous silence et donc, mine de rien, s’y résigner. La deuxième chose à faire, serait de confronter des solutions, des pistes de solutions différentes, dans des débats contradictoires et argumentés. La troisième chose à faire serait de relire les premiers mots de l’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme qui consacre le droit de toute personne à la vie, de quelque côté de la Méditerranée soit-on né.
A méditer …
Fraises espagnoles … scandale écologique … et social

D’ici à la mi‐juin, la France aura importé d’Espagne plus de 83.000 tonnes de fraises.
Enfin, si on peut appeler « fraises » ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d’être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d’ailleurs à peu près le goût des tomates… Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d’avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1.500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16.000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d’échappement. Car la quasi‐totalité de ces fruits poussent dans le sud de l’Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l’une des plus fabuleuses réserves d’oiseaux migrateurs et nicheurs d’Europe.
Il aura fallu qu’une équipe d’enquêteurs du WWF‐France s’intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l’aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d’ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu’ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondilaisation bon marché.
Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiète déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.
Les fraisiers destinés à cette production, bien qu’il s’agisse d’une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l’hiver, pour avancer leur production. À l’automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d’ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d’ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.
Qui s’en soucie ? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main‐d’oeuvre marocaine, des saisonniers ou des sans‐papiers sous‐payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l’hiver.
Un écologiste de la région raconte l’explosion de maladies pulmonaires et d’affections de la peau.
Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d’Andalousie, entraîne l’exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu’une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.
La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n’importe où, soit brûlées sur place.
Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s’exiler ailleurs en Espagne. Remarquez : ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu’ils ont respiré…
La production et l’exportation de la fraise espagnole, l’essentiel étant vendu dès avant la fin de l’hiver et jusqu’en avril, représente ce qu’il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l’esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols dela fraise commencent à s’installer. Avant de venir de Chine, d’où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises… (Lire la suite…)
La grève … deux petits tours, et puis s’en vont …

Un jour de grève fin janvier, un autre jeudi dernier, le prochain, ben… le premier mai.
Les syndicats, au bout de plus de quatre heures de palabres hier, ont décidé de « se revoir le 30 mars » …
Le premier mai, ça tombe bien, personne ne travaille ce jour-là. En plus, il fera beau, on n’aura pas à craindre la pluie et le froid. Les enfants n’auront pas d’école, et on n’aura pas de problèmes pour les faire garder, les mairies n’auront pas à chercher des volontaires pour le service minimum d’accueil. Tout le monde sera content, même le gouvernement !
Peut-être qu’il y aura quelques récriminations à l’encontre de la politique du gouvernement, mais faudra pas y aller trop fort, hein, il est un peu bloqué par la crise, le gouvernement.
Parce que, soyons raisonnables, si on augmente les salaires, les entreprises qui sont déjà exsangues vont disparaître. Et puis Madame Parisot l’a dit, la grève ça coute cher, beaucoup de milliards aux malheureux patrons, et puis, il faudrait pas que ça dure trop longtemps, parce qu’ils n’auraient plus les moyens de mettre du carburant dans leurs grosses bagnoles. C’est qu’elle roule en Maserati, Madame Parisot….
Tous les syndicats unanimes le disent, vous avez vu le nombre qu’on était dans la rue, plus que le 29 janvier, super, hein ! Eh oui, c’était beau, et on s’est dit, voilà enfin le peuple est en marche. Sauf que les transports ont roulé, le service minimum d’accueil a fonctionné, et du coup, nos ministres ont eu beau jeu de dire : « trois millions, bof, c’est une toute petite partie de l’électorat… » et puis « il y a eu moins de grévistes »…
Du coup, Sarko finalement avait raison « quand il y a une grève, on ne s’en aperçoit pas ».
Même la bourse ne s’y est pas trompée, car pendant que les syndicats crient victoire, elle a continué de grimper… ce qui n’est pas bon signe.
Au final, le gouvernement l’a dit, oui, on vous comprend, vous êtes angoissés par la crise… mais on ne vous donnera rien. On a déjà tout donné aux riches.
Quant à la mobilisation, parlons-en… Ah certes, il faisait beau le 19 janvier un peu partout en France… Du coup, les terrasses des cafés étaient bondées… Beaucoup plus que les rues.
Car il ne faut pas rêver, Sarkozy et le Medef commenceront à s’intéresser aux revendications des français, quand la grève sera générale, comme en Guadeloupe…
Alors, voilà, on peut quand même espérer une suite à tout ça :



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