Alter46’s Blog

Les chasseurs tirent … sur des vaches !

Posté en Chasse, Protection animale par alter46 à 12 novembre 2008
Merci à Franquin ...

J’ai lu ce matin dans la Dépêche du Midi, un article sur les viandards qui ont tiré … sur des vaches, certes sauvages….

Les lapins, chevreuils et sangliers, les oiseaux migrateurs, les palombes et autres saloperies à poils et à plumes, qui viennent pourrir la nature ne leur suffisent donc plus.

“Les hostilités ont donc repris dans les montagnes françaises, et opposent désormais frontalement les chasseurs, ennemis jurés de ces vaches libertaires, et les défenseurs des animaux.

Une vache qui attendait vraisemblablement un veau et un petit taureau ont donc été sauvagement abattus, à proximité du village de Montesquieu des Albères dans les Pyrénées-Orientales.

Les 5 et 6 novembre des chasseurs du cru ont donc tiré pour tuer. Non loin des premières maisons du village comme cela avait déjà été le cas en octobre. Mais où il y a de la gêne …

Le préfet des Pyrénées-Orientales avait pris le 18 août dernier un arrêté permettant de tirer pour tuer les vaches vagabondes qui montraient paraît-il des signes d’hostilité

Plusieurs dizaines de vaches livrées à elle-même, sans berger identifié vivent ainsi de « broutage non contrôlé » dans les sous-bois, dans les jardins ou les vignes de Catalogne.

Le chasseur qui a abattu la vache a prétendu sans rire que l’animal attaquait son chien. Il dit avoir tiré pour le défendre. Cela ne tient pas debout car le cadavre de.la vache porte des traces de morsures à l’arrière-train. Sauf à penser qu’elle chargeait le chien en reculant…

La responsable départementale de la SPA qui instruit le dossier depuis plusieurs semaines, a indiqué que la SPA allait déposer une plainte.

Les chasseurs incriminés dans cette affaire ne sont pas couverts par l’arrêté préfectoral qui s’arrêtait le 31 octobre et qui n’a pas été prolongé, alors que les fameuses vaches ont repris de la hauteur, pour l’hiver, loin des fusils”.

Or, il existe dans notre région plusieurs espèces de “vaches sauvages”, et cela, depuis des siècles:

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Obama … OGM !

Posté en Ecologie, Monsanto par alter46 à 10 novembre 2008

Voici l’article d’Eric MEUNIER que j’ai lu sur le site d’InfoGM :

Le président des Etats-Unis, Barack Obama, a affiché sa position sur la modification génétique des plantes : “les avancées dans les modifications génétiques des plantes ont apporté d’énormes bénéfices aux agriculteurs états-uniens”.

Le président fait le choix d’introduire sa position par une affirmation pour le moins radicale aux vues des nombreuses demandes, non satisfaites, d’études socio-économiques des bénéfices et coûts des cultures GM.

Sa position en elle-même est assez courte et claire : “Je crois que nous pouvons continuer à modifier les plantes en toute sécurité avec les nouvelles méthodes génétiques, encadrées par des analyses poussées des effets sur la santé et sur l’environnement et par une législation plus forte basée sur les meilleurs avis scientifiques disponibles”.

Il est à souligner que Barack Obama a choisi parmi ses conseillers scientifiques Gilbert Ommen, un ancien directeur de Monsanto.

Vous pouvez voir le site de Marie-Monique ROBIN, “Le monde selon Monsanto” ici :

http://www.arte.tv/monsanto

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L’huile Lesieur frelatée …

Posté en Nutrition et santé par alter46 à 10 novembre 2008

De l’huile de moteur, mélangée à un lot de 40.000 tonnes d’huile de tournesol, a servi à la préparation d’un nombre indéterminé de produits n’ayant jamais été retirés des rayons français.

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«De l’huile de moteur dans la mayo !» Derrière ce titre hallucinant, Le Canard Enchaîné a révélé ce printemps une affaire peu ragoutante pour les consommateurs de mayonnaise, vinaigrette industrielle, conserves à l’huile et autres plats cuisinés. Autant de préparations alimentaires qui auraient été conçues avec une dose d’huile de moteur mélangée à de l’huile de tournesol classique.

Tout commence fin février lorsque l’entreprise Saipol (propriétaire de Lesieur) numéro un de la transformation des oléagineux reçoit dans son usine de Sète une cargaison de 2.800 tonnes d’huile de tournesol brute en provenance d’Ukraine.

Les aliments contenant moins de 10% d’huile frelatée autorisés

Un mois plus tard, l’entreprise Lesieur est avertie de la présence d’huile de moteur mélangée à l’huile de tournesol. Le 21 avril, soit un mois après avoir été informée du problème, et deux mois après avoir reçu l’huile frelatée, Saipol prévient enfin la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes française.

Selon Le Canard, 19 des 2.800 tonnes d’huile livrées à Sète seraient en fait de l’huile de moteur et non de l’huile de tournesol.

Averties, la Répression des fraudes et la Commission européenne lancent une alerte et retirent les produits des rayons. Des produits qui, disent-elles, n’ont pas atteint le consommateur. C’est du moins ce qu’elles affirment dans un premier temps. Car en réalité, ni la DGCCRF, ni Bruxelles ne savent quelle quantité de produits a été contaminée.

Aussi, le 2 mai, la Commission européenne produit, en catimini selon l’hebdomadaire satirique, une recommandation autorisant la vente de tous les aliments contenant moins de 10% d’huile frelatée. Comme l’affirme une note de la Répression des fraudes que s’est procurée Le Canard Enchaîné, aucun rappel n’a été effectué car l’huile ne présentait pas un risque de toxicité aigüe. Pour Bruxelles, l’huile utilisée comme lubrifiant n’ayant pas reçu ses additifs les plus toxiques, et c’est le cas du lot concerné dans cette affaire, un homme peut en avaler jusqu’à 1,2 grammes par jour.

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“En autorisant de nouveau, le 3 juillet, les importations d’huile de tournesol en provenance d’Ukraine, la Commission européenne met fin à un feuilleton sanitaire de plus de deux mois.”

Les marques concernées, à boycotter …

Lesieur, et toutes les marques du groupe :

FRUIT D’OR

EPI D’OR

FRIAL

ISIO 4

OLI

CARAPELLI

SAUPIQUET

ET TOUTES LES MARQUES DU GROUPE UNILEVER : 

AMORA

PLANTA FIN

MAILLE

KNORR

MAGNUM

MIKO

ETC …

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Voici le numéro du service consommateurs de Lesieur :

0 810 193 702 (tarif appel local)…

Le service consommateurs de Lesieur affirme que la part d’huile minérale dans les huiles de table (et autres produits) est “minime” mais ne peut pas communiquer le taux …

Main basse sur l’Afrique … la guerre en République Démocratique du Congo

Posté en Actu et politique par alter46 à 9 novembre 2008

Ou la recolonisation… C’est le titre d’un livre de Jean Ziegler, paru il y a déjà quelques années, mais hélas, toujours tristement d’actualité …

Nous nous posons tous des questions (enfin ceux qui gardent un zeste d’esprit critique) sur la situation actuelle dans de nombreux pays d’Afrique. Alors, certes, enfin un noir vient d’être élu à la tête du pays le plus puissant du monde, mais cela va t-il changer quelque chose dans toute cette misère ?

Les réponses aux besoins du continent noir ne sont pas aisées. De la reprise des combats dans l’est du Congo à la crise au Darfour, en passant par l’interminable conflit en Somalie, le tableau est sombre.

Parmi les priorités, il faudra accélérer l’intégration du continent à l’économie mondiale, mais surtout assurer aux Etats-Unis et aux autres pays occidentaux, un accès au pétrole et aux autres ressources de l’Afrique et accessoirement, faire face à une multitude de crises humanitaires.

Obama porte un intérêt certain à l’Afrique, mais la question est de savoir s’il aura les moyens non seulement financiers, mais aussi politiques et économiques, pour agir.

A la vue des massacres au Congo et ailleurs, c’est toujours le même vieux cliché sur l’Afrique qui ressort : c’est un “conflit tribal” “au cœur des ténèbres”. Il n’en est rien. Une enquête des Nations Unies a constaté que cette guerre était menée par des «armées de business» pour s’emparer des métaux qui permettent à notre société du 21ème siècle de consommer tranquillement.

Il y a deux histoires sur l’origine de cette guerre : l’histoire officielle et la véritable histoire.  (Lire la suite…)

Mars Chocolat France sponsor du “GROS”

Posté en Nutrition et santé par alter46 à 7 novembre 2008

C’est une association de malades qui luttent contre l’obésité, et qui organise un colloque sur ce grave problème de santé publique (17 % des français sont obèses…) avec pour principal sponsor …

Mars Chocolat France …

On croit rêver, mais si, c’est vrai, c’est le GROS (traduire Groupement de réflexion sur l’obésité et le surpoids) qui l’a fait. L’association organise un colloque au siège de l’UNESCO, et a invité des nutritionnistes, des médecins, des psychologues, pour nous faire avaler une toute nouvelle théorie :

En clair, le sucre et le gras ne sont absolument pas responsables de l’épidémie de surpoids …!

C’est le nutritionniste et président de “GROS” qui le dit, et ça tombe bien, puisque les barres Mars et autres sont bourrées de gras et de sucres. Ca va satisfaire aussi les autres sponsors : le Centre d’Etudes et de Documentation du Sucre, créé par les betteraviers, les biscuits LU, ou encore le CNIEL, chargé de valoriser les produits laitiers…

Tous ces gens là ont d’ailleurs payé pour être bien visibles sur les brochures distribuées, ou pour avoir un stand de promotion de leurs produits.

Heureusement, le ministère de la santé a refusé de participer, car le “GROS” n’arrête pas évidemment, de taper sur le PNSS (Programme National Nutrition Santé) qui recommande de manger moins gras et moins sucré.

En revanche, la directrice de l’Agence Française de sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) n’a pas ces états d’âme, elle a accepté de venir débattre sur le thème “Obésité et consommation alimentaire”…

Source : Canard Enchainé du mercredi 5 novembre 2008

Et pour cause :

Dans son excellent livre “Santé mensonges et propagande”, paru au Seuil en 2004, le journaliste Thierry Souccar met en lumière les “petits arrangements entre amis” de l’industrie agroalimentaire et des “scientifiques” de l’AFFSA… Rien d’étonnant donc à ce que, 4 ans plus tard, la situation reste inchangée…

Earthlings …

Posté en Protection animale par alter46 à 5 novembre 2008

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Earthlings est un film américain, documentaire, de Shaun Monson sorti en 2005 et dont la réalisation a nécessité 5 années de travail et d’investigations. Ce film montre les traitements des animaux destinés à la nourriture, à l’habillement, aux divertissements et aux recherches scientifiques.

La narration est assurée par Joaquin Phoenix et la bande originale est signée par Moby.

En utilisant des caméras cachées et des images jamais montrées, Earthlings est une chronique de la conduite humaine face au monde animal. Plus particulièrement on y trouve des pratiques de grandes et petites industries actuelles, dont les profits dépendent – d’une maniere ou d’une autre – de l’exploitation animale.

Pour beaucoup, ce film est le meilleur documentaire jamais tourné sur le sujet.

  • En 2005 Meilleur film documentaire au festival de film d’Artivist.

  • En 2005 Meilleur film documentaire au festival international de film de Boston.

  • En 2005 Meilleur film documentaire et la récompense humanitaire de Joaquin Phoenix au festival de film de San Diego.

Les images sont souvent insoutenables …

Vous pouvez voir ce film en intégralité ici :

Earthlings (Terriens) sous-Titré en français

Ce n’est pas la misère pour tout le monde !

Posté en Actu et politique par alter46 à 4 novembre 2008

Le salaire moyen des 50 premiers patrons français, qui s’établit à 383.000 euros par mois, a augmenté de 20% en 2007, et représente 310 fois le Smic, selon une enquête à paraître jeudi dans le magazine Capital.

Patron le mieux payé de France, Jean-Philippe Thierry, à la tête d’AGF Allianz, a empoché 23,2 millions d’euros de salaire, soit 1,9 million d’euros par mois, selon le classement établi par Capital.

Deuxième de ce palmarès, Pierre Verluca, patron de Vallourec, dont la rémunération a bondi de 32% en 2007 à 12,4 millions d’euros, “alors que le profit de sa société augmentait d’à peine 8%”, relève le magazine.

Suivent Gérard Mestrallet (Suez, 12,2 millions d’euros), Jean-Louis Beffa (Saint-Gobain, 10,2 millions d’euros) et Xavier Huillard (10 millions d’euros).

Ce classement prend en compte les salaires, les avantages en nature (voiture de fonction…) et les plus-value sur les stocks-options (des actions offertes par l’entreprise à un prix préférentiel, et revendues au prix du marché).

Ces rémunérations restent toutefois largement inférieures aux revenus que certains patrons ont tiré de leurs propres actions en Bourse, explique Capital.

Bernard Arnault a ainsi touché 4,1 millions d’euros de salaire comme Pdg de LVMH, soit “une goutte d’eau” dans ses 376 millions d’euros de revenus, qui comprennent les dividendes touchés comme actionnaire principal du groupe de luxe.

Dans ce classement des plus gros dividendes, François Pinault, fondateur du groupe de luxe et de distribution PPR, arrive deuxième avec 259 millions d’euros, devant Liliane Bettencourt, première actionnaire de L’Oréal, avec 256 millions d’euros.

Clause de sauvegarde sur le MON 810 : l’EFSA balaye la décision française en dépit du bon sens

Posté en Monsanto par alter46 à 4 novembre 2008

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Paris, le 31 octobre 2008.

L’agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) vient de rendre son avis sur la clause de sauvegarde française sur le maïs MON 810 activée en février dernier. Elle considère la décision du gouvernement français injustifiée… C’est une nouvelle preuve de l’incapacité de cette agence et de la nécessité urgente de la réformer.

Le comité de l’EFSA travaillant sur les OGM considère, dans sa décision rendue publique le 31 octobre, que les éléments fournis sur le maïs MON 810 par le gouvernement français ne constituent pas des éléments susceptibles de justifier l’activation de la clause de sauvegarde.

Au mépris des doutes sérieux soulevés par les études scientifiques, cet OGM ne présente donc pour elle aucun risque sur l’environnement, la santé humaine ou animale. Cette décision grave pourrait ouvrir la voie à une nouvelle autorisation de ce maïs en France.

La majorité des Etats membres de l’Union s’accordent aujourd’hui sur la nécessité de réformer en profondeur l’EFSA. Ce chantier a été ouvert par la France au cours de sa présidence… L’agence elle-même reconnaît qu’il lui faudrait deux ans minimum pour évaluer les effets à long terme d’un OGM.

« En dépit des doutes sérieux existant sur les OGM sur la compétence de l’EFSA, elle continue de faire comme elle a toujours fait en méconnaissance totale de cause : donner des avis positifs sur tous les OGM ! s’indigne Arnaud Apoteker, de Greenpeace France. Face à l’adversité, l’EFSA se bouche les oreilles et fait le gros dos aux dépens des citoyens français et européens. C’est inadmissible ! Dans ces conditions, il faut fermer l’EFSA tant que la réforme attendue par tous n’a pas eu lieu. »

Un passage en force
Le MON 810 reste interdit en France jusqu’à ce que la Commission européenne se prononce. Cette opinion laisse toutefois présager d’un passage en force inquiétant… Elle intervient au lendemain de la publication d’une étude du CREG de l’université de Pau faisant état des risques de disparition de nombreuses filières agricoles en France en cas de généralisation des cultures de maïs OGM.

Or, si la France devait de nouveau autoriser la culture du maïs génétiquement modifié, les filières sans OGM en paieraient le prix fort et risqueraient de disparaître, selon une étude universitaire sollicitée par l’organisation Greenpeace.

En effet, selon les économistes du Centre de recherche et d’étude en gestion (CREG) de l’Université de Pau, “les cultures ayant des cahiers des charges stricts sur les OGM (avec une seuil de présence toléré inférieur à 0,1%) sont amenées à disparaître dans les zones de cultures de maïs GM.”

Mais il indique que, comme cela a déjà été observé pour d’autres cultures dans d’autres pays, “le marché du maïs devrait se diviser en deux”, entre fillière OGM et non OGM qui couterait plus cher.

Quant à la production de maïs bio, qui exclut toute présence d’OGM, “la culture de maïs OGM dans une zone la rend impossible” et le “risque économique de déclassement de la production est également extrêmement fort”, par exemple dans le cas de productions d’origine contrôlée ou certifiée.

L’étude cite le cas des filières de poulet “Label Rouge”, qui fournissent une alimentation sans OGM à leurs volailles: elle estime que dans le cas où du maïs OGM serait de nouveau cultivé en France, le surcoût induit pour les producteurs recourant à du maïs non OGM pourrait atteindre 4 à 15 centimes par kilo de poulet.

L’organisation Greenpeace qui a financé cette étude appelle à maintenir la suspension de la culture du maïs MON810, le seul OGM qui était cultivé en France jusqu’à cette suspension.

“Cette étude prouve pour la première fois que certaines filières sont condamnées et que d’autres devront assumer un surcoût important: le régime du “pollué payeur” est mis en œuvre aux profits des industriels de l’agrochimie”, note Arnaud Apoteker, spécialiste des OGM à Greenpeace.

La clause de sauvegarde permet à un pays européen d’interdire un organisme génétiquement modifié autorisé au plan communautaire, à condition toutefois de justifier cette mesure avec un dossier scientifique étayé.

La Commission européenne doit désormais étudier la réponse de l’EFSA. Ensuite, elle ordonnera très probablement à la France de lever son embargo, estiment des sources diplomatiques.

Si la France décidait d’ignorer une telle injonction, elle pourrait demander de fournir plus d’information justifiant l’invocation de la clause de sauvegarde ou décider de présenter l’affaire devant la Cour européenne de justice.

Ces deux dernières procédures repousseraient une décision finale de plusieurs mois.

Greenpeace s’inquiète cependant d’”une décision grave qui pourrait ouvrir la voie à une nouvelle autorisation de ce maïs en France”.

Round Up : 15.000 euros d’amende en appel pour “publicité mensongère”

Posté en Monsanto par alter46 à 4 novembre 2008

C’était le 29 octobre …

La Cour d’appel de Lyon a condamné à 15.000 euros d’amende pour “publicité mensongère” sur le désherbant “Round Up” un ancien responsable de la branche française du géant américain de l’agrochimie Monsanto, et un ancien dirigeant de l’entreprise distribuant le produit.

La cour d’appel a ainsi confirmé le jugement de première instance et suivi l’avocat général, qui le 1er octobre, avait estimé qu’il n’était pas nécessaire d’augmenter le montant de l’amende infligée le 26 janvier 2007 par le tribunal correctionnel de Lyon à l’encontre de l’ancien président de Monsanto Agriculture France, dont le siège est à Bron (Rhône). L’ancien dirigeant est condamné pour avoir notamment présenté l’herbicide comme “biodégradable” et laissant “le sol propre”.

Le second prévenu, à l’époque président du conseil d’administration de Scotts France, basé à Ecully (Rhône) et qui distribue en France le Round Up, premier désherbant vendu au monde, a également vu la confirmation de sa condamnation à 15.000 euros d’amende.

Le tribunal correctionnel de Lyon avait été saisi en 2001 à la suite d’un rapport de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et d’une plainte des associations Eau et rivières de Bretagne et Consommation, logement et cadre de vie (CLCV), parties civiles dans ce procès.

Le glyphosate, principale matière active du Round Up, a été classé en 1991 “dangereux pour l’environnement”, notamment aquatique, par les autorités européennes, selon Eau et rivières de Bretagne. ” Nous sommes satisfaits, cela confirme que ce produit est toxique et qu’il n’est pas sans effet sur la santé humaine, la nature et l’environnement”, a déclaré Alain Chabrolle, porte-parole de la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature). Selon M. Chabrolle, pour qui “le +Round Up+ n’est pas un produit écologiquement acceptable”, “la cour est allée dans le sens d’un principe de précaution“.

Message dans une bouteille … Des pesticides dans le vin

Posté en Ecologie, Pesticides par alter46 à 4 novembre 2008

Une récente étude européenne (mars 2008 ) fait des révélations inquiétantes :
L’étude a été coordonnée par PAN-Europe, et soutenue par le MDRGF pour la France, Global 2000 pour l’Autriche et Greenpeace Allemagne. 40 bouteilles de vin rouge ont été analysées, en provenance de France, d’Autriche, d’Allemagne, d’Italie, du Portugal, d’Afrique du sud, d’Australie et du Chili. 34 étaient issues de l’agriculture intensive et 6 de l’Agriculture Biologique. Les vins ont été sélectionnés parmi des marques à bas prix, ainsi que parmi les marques des plus célèbres du monde.

100% des vins conventionnels testés contaminés. Chaque échantillon testé contient en moyenne plus de 4 résidus de pesticides différents : les plus contaminés d’entre eux contenant jusque 10 pesticides !

Niveau de contamination: 5800 fois plus élevée que pour l’eau potable !

Les niveaux de contamination dans cette étude sont variables et ne dépassent pas les limites maximales autorisées (LMR). Cependant, il est à noter qu’il n’existe pas de LMR vin à proprement parler mais qu’on se réfère à celles utilisées pour le raisin qui sont très élevées. Il faut en outre préciser que les niveaux de contamination observés dans le vin sont considérablement plus élevés que les niveaux tolérés pour les pesticides dans l’eau puisque qu’on a trouvé dans certains vins testés des quantités jusqu’à plus de 5800 fois supérieures aux Concentrations Maximales Admissibles (CMA) autorisées par pesticide dans l’eau du robinet !

Risques sanitaires. Ces nombreux résidus témoignent d’une utilisation très intensive de pesticides en viticulture. Parmi ces résidus trouvés de nombreuses molécules sont des cancérigènes possibles ou probables, des toxiques du développement ou de la reproduction, des perturbateurs endocriniens ou encore des neurotoxiques.
. Au total 15 résidus de pesticides différents ont été détectés parmi les vins conventionnels. Parmi les substances les plus dangereuses a été retrouvée la procymidone classée cancérogène, reprotoxique et perturbateur endocrinien par l’UE.

Vins biologiques. Les vins biologiques analysés ne renferment pas de résidus de pesticides à l’exception d’un échantillon de Bourgogne dans lequel on a trouvé des quantités faibles d’un produit. Cette présence est expliquée par les dérives des pulvérisations en provenance des parcelles voisines. Cette contamination des viticulteurs biologiques, quoique rare et à de faibles quantités, est totalement inacceptable.
Une utilisation intensive – une contamination généralisée.

L’étude réalisée par PAN et le MDRGF montre que l’utilisation très intensive de pesticides en viticulture20% des pesticides utilisés sur 3% de la surface agricole - a comme conséquence la présence systématique de nombreux résidus dans les vins. (Lire la suite…)