Bruxelles menace la santé des enfants européens !
De nouvelles normes européennes en matière de résidus chimiques dans les aliments sont entrées en vigueur le 1er septembre….
Plusieurs ONG (PAN Europe, Greenpeace, le Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures, etc… ) dénoncent :
“La Commission européenne nous entraîne vers une contamination toujours plus importante avec de plus en plus de pesticides dans les aliments. Les enfants devraient pouvoir manger autant de fruits et de légumes qu’ils le souhaitent et ce sans risque”, alerte Greenpeace.
En cause: un règlement européen qui fixe à partir du 1er septembre de nouveaux plafonds autorisés pour la présence de résidus de pesticides dans les aliments.
Ces nouveaux seuils, qui harmonisent les normes européennes en la matière, doivent remplacer les limites fixées actuellement au niveau national. Mais en réalité, ce règlement a pour effet d’entraîner une augmentation “spectaculaire” des limites existantes.
Au total, 349 pesticides différents sont aujourd’hui présents dans les produits alimentaires vendus dans l’Union Européenne.
Le porte-parole de l’ONG néerlandaise Natuur en Milieu, explique que “pour chaque pesticide, la Commission Européenne a identifié le pays ayant la plus mauvaise limite de sécurité, et a adopté ce niveau pour les normes européennes“…
“Les consommateurs européens vont donc être moins bien protégés”.
Selon le rapport de Greenpeace et Global 2000, la consommation de pommes, poires, raisins, tomates et poivrons pourrait en particulier désormais poser des risques pour la santé des enfants.
“Pour un enfant pesant 16,5 kilos, la dose de pesticide dangereuse pour la santé est dépassée après la consommation de 20 grammes de raisin (soit 5 à 7 grains), 40 grammes de pomme ou 50 grammes de prunes”.
Dans certains pays étudiés, comme l’Allemagne ou l’Autriche, le changement serait très préoccupant, en Autriche par exemple, 65% des pesticides utilisés verront leur taux maximal autorisé augmenter, pour certains jusqu’à 1.000 fois !
Pour les associations, la Commission européenne “n’a pas rempli son obligation de fixer des limites légales les plus basses possibles”, comme le prévoyait pourtant un précédent règlement de 2005.
Le réseau PAN Europe a lancé en août une action en justice devant la Cour européenne de justice, soutenant que “le règlement est fondamentalement vicié et doit être revu d’urgence”.
La Commission européenne doit maintenant fournir une copie de sa position dans les trois prochains mois à la Cour, précise PAN Europe. Celle-ci pourrait alors donner un avis début 2009.


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