L’huile Lesieur frelatée …
De l’huile de moteur, mélangée à un lot de 40.000 tonnes d’huile de tournesol, a servi à la préparation d’un nombre indéterminé de produits n’ayant jamais été retirés des rayons français.
«De l’huile de moteur dans la mayo !» Derrière ce titre hallucinant, Le Canard Enchaîné a révélé ce printemps une affaire peu ragoutante pour les consommateurs de mayonnaise, vinaigrette industrielle, conserves à l’huile et autres plats cuisinés. Autant de préparations alimentaires qui auraient été conçues avec une dose d’huile de moteur mélangée à de l’huile de tournesol classique.
Tout commence fin février lorsque l’entreprise Saipol (propriétaire de Lesieur) numéro un de la transformation des oléagineux reçoit dans son usine de Sète une cargaison de 2.800 tonnes d’huile de tournesol brute en provenance d’Ukraine.
Les aliments contenant moins de 10% d’huile frelatée autorisés
Un mois plus tard, l’entreprise Lesieur est avertie de la présence d’huile de moteur mélangée à l’huile de tournesol. Le 21 avril, soit un mois après avoir été informée du problème, et deux mois après avoir reçu l’huile frelatée, Saipol prévient enfin la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes française.
Selon Le Canard, 19 des 2.800 tonnes d’huile livrées à Sète seraient en fait de l’huile de moteur et non de l’huile de tournesol.
Averties, la Répression des fraudes et la Commission européenne lancent une alerte et retirent les produits des rayons. Des produits qui, disent-elles, n’ont pas atteint le consommateur. C’est du moins ce qu’elles affirment dans un premier temps. Car en réalité, ni la DGCCRF, ni Bruxelles ne savent quelle quantité de produits a été contaminée.
Aussi, le 2 mai, la Commission européenne produit, en catimini selon l’hebdomadaire satirique, une recommandation autorisant la vente de tous les aliments contenant moins de 10% d’huile frelatée. Comme l’affirme une note de la Répression des fraudes que s’est procurée Le Canard Enchaîné, aucun rappel n’a été effectué car l’huile ne présentait pas un risque de toxicité aigüe. Pour Bruxelles, l’huile utilisée comme lubrifiant n’ayant pas reçu ses additifs les plus toxiques, et c’est le cas du lot concerné dans cette affaire, un homme peut en avaler jusqu’à 1,2 grammes par jour.
“En autorisant de nouveau, le 3 juillet, les importations d’huile de tournesol en provenance d’Ukraine, la Commission européenne met fin à un feuilleton sanitaire de plus de deux mois.”
Les marques concernées, à boycotter …
Lesieur, et toutes les marques du groupe :
FRUIT D’OR
EPI D’OR
FRIAL
ISIO 4
OLI
CARAPELLI
SAUPIQUET
ET TOUTES LES MARQUES DU GROUPE UNILEVER :
AMORA
PLANTA FIN
MAILLE
KNORR
MAGNUM
MIKO
ETC …
Voici le numéro du service consommateurs de Lesieur :
0 810 193 702 (tarif appel local)…
Le service consommateurs de Lesieur affirme que la part d’huile minérale dans les huiles de table (et autres produits) est “minime” mais ne peut pas communiquer le taux …
Main basse sur l’Afrique … la guerre en République Démocratique du Congo
Ou la recolonisation… C’est le titre d’un livre de Jean Ziegler, paru il y a déjà quelques années, mais hélas, toujours tristement d’actualité …
Nous nous posons tous des questions (enfin ceux qui gardent un zeste d’esprit critique) sur la situation actuelle dans de nombreux pays d’Afrique. Alors, certes, enfin un noir vient d’être élu à la tête du pays le plus puissant du monde, mais cela va t-il changer quelque chose dans toute cette misère ?
Les réponses aux besoins du continent noir ne sont pas aisées. De la reprise des combats dans l’est du Congo à la crise au Darfour, en passant par l’interminable conflit en Somalie, le tableau est sombre.
Parmi les priorités, il faudra accélérer l’intégration du continent à l’économie mondiale, mais surtout assurer aux Etats-Unis et aux autres pays occidentaux, un accès au pétrole et aux autres ressources de l’Afrique et accessoirement, faire face à une multitude de crises humanitaires.
Obama porte un intérêt certain à l’Afrique, mais la question est de savoir s’il aura les moyens non seulement financiers, mais aussi politiques et économiques, pour agir.
A la vue des massacres au Congo et ailleurs, c’est toujours le même vieux cliché sur l’Afrique qui ressort : c’est un “conflit tribal” “au cœur des ténèbres”. Il n’en est rien. Une enquête des Nations Unies a constaté que cette guerre était menée par des «armées de business» pour s’emparer des métaux qui permettent à notre société du 21ème siècle de consommer tranquillement.
Il y a deux histoires sur l’origine de cette guerre : l’histoire officielle et la véritable histoire. (Lire la suite…)
Ce n’est pas la misère pour tout le monde !
Le salaire moyen des 50 premiers patrons français, qui s’établit à 383.000 euros par mois, a augmenté de 20% en 2007, et représente 310 fois le Smic, selon une enquête à paraître jeudi dans le magazine Capital.
Patron le mieux payé de France, Jean-Philippe Thierry, à la tête d’AGF Allianz, a empoché 23,2 millions d’euros de salaire, soit 1,9 million d’euros par mois, selon le classement établi par Capital.
Deuxième de ce palmarès, Pierre Verluca, patron de Vallourec, dont la rémunération a bondi de 32% en 2007 à 12,4 millions d’euros, “alors que le profit de sa société augmentait d’à peine 8%”, relève le magazine.
Suivent Gérard Mestrallet (Suez, 12,2 millions d’euros), Jean-Louis Beffa (Saint-Gobain, 10,2 millions d’euros) et Xavier Huillard (10 millions d’euros).
Ce classement prend en compte les salaires, les avantages en nature (voiture de fonction…) et les plus-value sur les stocks-options (des actions offertes par l’entreprise à un prix préférentiel, et revendues au prix du marché).
Ces rémunérations restent toutefois largement inférieures aux revenus que certains patrons ont tiré de leurs propres actions en Bourse, explique Capital.
Bernard Arnault a ainsi touché 4,1 millions d’euros de salaire comme Pdg de LVMH, soit “une goutte d’eau” dans ses 376 millions d’euros de revenus, qui comprennent les dividendes touchés comme actionnaire principal du groupe de luxe.
Dans ce classement des plus gros dividendes, François Pinault, fondateur du groupe de luxe et de distribution PPR, arrive deuxième avec 259 millions d’euros, devant Liliane Bettencourt, première actionnaire de L’Oréal, avec 256 millions d’euros.



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