85 % des hôpitaux et cliniques ne pourront plus opérer certains cancers
Après la Poste, le train, les tribunaux, l’école, au tour des hôpitaux …

D’ici mai 2011, 786 hôpitaux et cliniques sur les 920 pratiquant la chirurgie des cancers devraient cesser toute ou partie de leur activité. Oubliés, ces établissements qui opéraient seulement quelques tumeurs malignes chaque année, avec pour conséquence cette redoutable “perte de chance” pour les patients.
Les structures de soins qui n’atteignent pas les seuils minimums d’activité fixés par un décret ainsi que par un arrêté du 29 mars 2007.
Ainsi, 306 hôpitaux et cliniques devraient arrêter la chirurgie des cancers du sein (soit 37 % des établissements qui la pratiquent), 199 la chirurgie cancéreuse digestive (23 % des établissements), 188 les opérations des cancers du poumon et du thorax (63 % des établissements) et 195 hôpitaux et cliniques celles des tumeurs urologiques (31 % des établissements).
Les établissements doivent en effet répondre à de nombreuses conditions en termes d’organisation, de personnel et d’équipement, mais surtout ils doivent réaliser, selon ce fameux arrêté, “une activité minimale annuelle de 30 interventions par an pour la chirurgie des cancers du sein, digestifs, urologiques et thoraciques, et de 20 interventions par an pour la chirurgie des cancers gynécologiques, ORL et maxillo-faciale”.
Bref, être rentables, et tant pis pour le service public, la santé elle aussi, devient une marchandise. On ne dit plus les usagers, mais les “clients”…
La situation dans le Lot :
Pour les cancers digestifs, les centres hospitaliers de Figeac et de Gourdon ne pourront donc plus opérer.
Pour les cancers urologiques, ce sont la clinique du Quercy à Cahors, et celle de Font Redonde à Figeac, qui vont fermer leur service. Rappelons au passage, qu’à Figeac, on ne peut plus accoucher à la maternité, pour les mêmes raisons strictement budgétaires…
Si vous avez un cancer du sein, pas de chance si vous habitez Figeac, car ni le Centre Hospitalier, ni la clinique Font Redonde ne pourront vous soigner…
Dans le Lot, comme ailleurs, c’est sur le dos des patients que le gouvernement fait des “économies”, pour pouvoir aider les banquiers, les constructeurs automobiles, les grands patrons…
La liste complète des hôpitaux concernés en France est sur le site du journal Le Point.
La France d’en-bas, elle dit merci qui ?

Merci à Lasserpe
L’huile Lesieur frelatée …
De l’huile de moteur, mélangée à un lot de 40.000 tonnes d’huile de tournesol, a servi à la préparation d’un nombre indéterminé de produits n’ayant jamais été retirés des rayons français.
«De l’huile de moteur dans la mayo !» Derrière ce titre hallucinant, Le Canard Enchaîné a révélé ce printemps une affaire peu ragoutante pour les consommateurs de mayonnaise, vinaigrette industrielle, conserves à l’huile et autres plats cuisinés. Autant de préparations alimentaires qui auraient été conçues avec une dose d’huile de moteur mélangée à de l’huile de tournesol classique.
Tout commence fin février lorsque l’entreprise Saipol (propriétaire de Lesieur) numéro un de la transformation des oléagineux reçoit dans son usine de Sète une cargaison de 2.800 tonnes d’huile de tournesol brute en provenance d’Ukraine.
Les aliments contenant moins de 10% d’huile frelatée autorisés
Un mois plus tard, l’entreprise Lesieur est avertie de la présence d’huile de moteur mélangée à l’huile de tournesol. Le 21 avril, soit un mois après avoir été informée du problème, et deux mois après avoir reçu l’huile frelatée, Saipol prévient enfin la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes française.
Selon Le Canard, 19 des 2.800 tonnes d’huile livrées à Sète seraient en fait de l’huile de moteur et non de l’huile de tournesol.
Averties, la Répression des fraudes et la Commission européenne lancent une alerte et retirent les produits des rayons. Des produits qui, disent-elles, n’ont pas atteint le consommateur. C’est du moins ce qu’elles affirment dans un premier temps. Car en réalité, ni la DGCCRF, ni Bruxelles ne savent quelle quantité de produits a été contaminée.
Aussi, le 2 mai, la Commission européenne produit, en catimini selon l’hebdomadaire satirique, une recommandation autorisant la vente de tous les aliments contenant moins de 10% d’huile frelatée. Comme l’affirme une note de la Répression des fraudes que s’est procurée Le Canard Enchaîné, aucun rappel n’a été effectué car l’huile ne présentait pas un risque de toxicité aigüe. Pour Bruxelles, l’huile utilisée comme lubrifiant n’ayant pas reçu ses additifs les plus toxiques, et c’est le cas du lot concerné dans cette affaire, un homme peut en avaler jusqu’à 1,2 grammes par jour.
“En autorisant de nouveau, le 3 juillet, les importations d’huile de tournesol en provenance d’Ukraine, la Commission européenne met fin à un feuilleton sanitaire de plus de deux mois.”
Les marques concernées, à boycotter …
Lesieur, et toutes les marques du groupe :
FRUIT D’OR
EPI D’OR
FRIAL
ISIO 4
OLI
CARAPELLI
SAUPIQUET
ET TOUTES LES MARQUES DU GROUPE UNILEVER :
AMORA
PLANTA FIN
MAILLE
KNORR
MAGNUM
MIKO
ETC …
Voici le numéro du service consommateurs de Lesieur :
0 810 193 702 (tarif appel local)…
Le service consommateurs de Lesieur affirme que la part d’huile minérale dans les huiles de table (et autres produits) est “minime” mais ne peut pas communiquer le taux …
Mars Chocolat France sponsor du “GROS”
C’est une association de malades qui luttent contre l’obésité, et qui organise un colloque sur ce grave problème de santé publique (17 % des français sont obèses…) avec pour principal sponsor …
Mars Chocolat France …
On croit rêver, mais si, c’est vrai, c’est le GROS (traduire Groupement de réflexion sur l’obésité et le surpoids) qui l’a fait. L’association organise un colloque au siège de l’UNESCO, et a invité des nutritionnistes, des médecins, des psychologues, pour nous faire avaler une toute nouvelle théorie :
En clair, le sucre et le gras ne sont absolument pas responsables de l’épidémie de surpoids …!
C’est le nutritionniste et président de “GROS” qui le dit, et ça tombe bien, puisque les barres Mars et autres sont bourrées de gras et de sucres. Ca va satisfaire aussi les autres sponsors : le Centre d’Etudes et de Documentation du Sucre, créé par les betteraviers, les biscuits LU, ou encore le CNIEL, chargé de valoriser les produits laitiers…
Tous ces gens là ont d’ailleurs payé pour être bien visibles sur les brochures distribuées, ou pour avoir un stand de promotion de leurs produits.
Heureusement, le ministère de la santé a refusé de participer, car le “GROS” n’arrête pas évidemment, de taper sur le PNSS (Programme National Nutrition Santé) qui recommande de manger moins gras et moins sucré.
En revanche, la directrice de l’Agence Française de sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) n’a pas ces états d’âme, elle a accepté de venir débattre sur le thème “Obésité et consommation alimentaire”…
Source : Canard Enchainé du mercredi 5 novembre 2008
Et pour cause :
Dans son excellent livre “Santé mensonges et propagande”, paru au Seuil en 2004, le journaliste Thierry Souccar met en lumière les “petits arrangements entre amis” de l’industrie agroalimentaire et des “scientifiques” de l’AFFSA… Rien d’étonnant donc à ce que, 4 ans plus tard, la situation reste inchangée…



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