Alerte enlèvement !!!

Plus de nouvelles des petits Bernard et François …
Personne ne les a revus depuis le 19 mars. Plusieurs semaines sans que Bernard Thibaut et François Chérèque ne donnent de leurs nouvelles. Et c’est leurs camarades de classe qui ont donné l’alerte : “On a manifesté ensemble le 19 mars. On avait promis de se revoir pour organiser autre chose. Les gens étaient très demandeurs. On avait même évoqué une grève générale illimitée, pour déconner. Et depuis pas de nouvelles. Je suis inquiet“. Plusieurs jours sans aucun signe de lutte. Et l’angoisse qui grandit.

Les policiers chargés de l’enquête s’intéressent au contexte familial des deux frères. Les enquêteurs peinent à s’y retrouver dans cette famille recomposée, entre Nicolas Sarkozy, un père autiste et violent, et Laurence Parisot, une mère maniacodépressive. Une mére qui ne cache pas son inquiétude: “Je ne crois pas à la thèse de la fugue. C’étaient des enfants sages, presque trop soumis. Ils m’obéissaient au doigt et à l’oeil. Surtout le petit François. Leur absence est inquiétante“. Le père, quant à lui, perd chaque jour espoir : ” Je ne crois plus à leur retour. Ma famille part en couilles. Déjà les petits frères montrent des signes de rébellion. J’ai de moins en moins d’autorité. Les enquêteurs craignent effectivement une explosion de la cellule familiale, où François et Bernard tenaient apparemment un vrai rôle de soupape face à la tyrannie parentale.
La thèse de la fugue face à une autorité parentale oppressante est-elle si farfelue? Si les parents admettent “avoir mis une bonne correction” aux deux frères après “leurs conneries” du 19 mars et du 29 janvier, les voisins et les amis des deux ados avouent que malgré la brutalité, “Bernard et François entretenaient des liens affectifs fusionnels avec leurs parents” et qu’aucun des deux n’envisageait de “s’émanciper“. Même face aux humiliations quotidiennes (restriction du droit de grève, service minimum, paquet fiscal …), la loyauté des deux garçons ne s’est jamais démentie.
L’enlèvement reste donc la piste la plus plausible. Mais qui et pourquoi? La piste familiale semble privilégiée par les enquêteurs. La mère Laurence Parisot aurait indiqué à la police que ses cousins antillais lui vouaient une certaine jalousie, eux qui connaissent de grandes difficultés avec leurs fils Elie Domota, entre réclamation d’argent de poche et refus des coups.
A ce stade, le silence de Bernard et François reste un mystère.
La grève … deux petits tours, et puis s’en vont …

Un jour de grève fin janvier, un autre jeudi dernier, le prochain, ben… le premier mai.
Les syndicats, au bout de plus de quatre heures de palabres hier, ont décidé de “se revoir le 30 mars” …
Le premier mai, ça tombe bien, personne ne travaille ce jour-là. En plus, il fera beau, on n’aura pas à craindre la pluie et le froid. Les enfants n’auront pas d’école, et on n’aura pas de problèmes pour les faire garder, les mairies n’auront pas à chercher des volontaires pour le service minimum d’accueil. Tout le monde sera content, même le gouvernement !
Peut-être qu’il y aura quelques récriminations à l’encontre de la politique du gouvernement, mais faudra pas y aller trop fort, hein, il est un peu bloqué par la crise, le gouvernement.
Parce que, soyons raisonnables, si on augmente les salaires, les entreprises qui sont déjà exsangues vont disparaître. Et puis Madame Parisot l’a dit, la grève ça coute cher, beaucoup de milliards aux malheureux patrons, et puis, il faudrait pas que ça dure trop longtemps, parce qu’ils n’auraient plus les moyens de mettre du carburant dans leurs grosses bagnoles. C’est qu’elle roule en Maserati, Madame Parisot….
Tous les syndicats unanimes le disent, vous avez vu le nombre qu’on était dans la rue, plus que le 29 janvier, super, hein ! Eh oui, c’était beau, et on s’est dit, voilà enfin le peuple est en marche. Sauf que les transports ont roulé, le service minimum d’accueil a fonctionné, et du coup, nos ministres ont eu beau jeu de dire : “trois millions, bof, c’est une toute petite partie de l’électorat…” et puis “il y a eu moins de grévistes”…
Du coup, Sarko finalement avait raison “quand il y a une grève, on ne s’en aperçoit pas”.
Même la bourse ne s’y est pas trompée, car pendant que les syndicats crient victoire, elle a continué de grimper… ce qui n’est pas bon signe.
Au final, le gouvernement l’a dit, oui, on vous comprend, vous êtes angoissés par la crise… mais on ne vous donnera rien. On a déjà tout donné aux riches.
Quant à la mobilisation, parlons-en… Ah certes, il faisait beau le 19 janvier un peu partout en France… Du coup, les terrasses des cafés étaient bondées… Beaucoup plus que les rues.
Car il ne faut pas rêver, Sarkozy et le Medef commenceront à s’intéresser aux revendications des français, quand la grève sera générale, comme en Guadeloupe…
Alors, voilà, on peut quand même espérer une suite à tout ça :


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